Prévoyance : des besoins spécifiques pour les enseignants et les chercheurs
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Prévoyance : des besoins spécifiques pour les enseignants et les chercheurs

Le statut de fonctionnaire ou d’agent public confère une sécurité de l’emploi reconnue, mais il masque souvent une réalité financière bien plus fragile en cas d’imprévu de santé. Contrairement à une idée reçue répandue dans le monde éducatif et universitaire, la protection statutaire de base ne suffit pas à garantir l’intégralité des revenus lors d’un arrêt prolongé ou d’une invalidité. Et ce dans des milieux professionnels où les risques sont spécifiques. Ils sont pris en compte dans les offres de prévoyance de la MAGE.

Les risques particuliers chez les enseignants

Si la prévoyance de la MAGE prend en compte les risques liés aux accidents de la vie, jusqu’aux plus dramatiques avec l’assurance décès, elle s’adapte aux difficultés particulières rencontrées par les personnels de l’Éducation nationale. Ceux-ci peuvent se traduire par des arrêts maladie de longue durée, pour lesquels le maintien du salaire n’est pas assuré. Agents titulaires de la fonction publique et contractuels disposent alors de contrats de prévoyance protecteurs pour maintenir leurs niveaux de revenus. Et donc se protéger efficacement, éviter la double peine où les problèmes de santé débouchent sur une insécurité matérielle.

Risques psychosociaux et épuisement mental

Les troubles psychiques représentent largement la première cause de congé de longue maladie (CLM) ou congé de longue durée (CLD) dans l’Education nationale et l’enseignement supérieur. Rassemblés sous le terme de risques psychosociaux, ils concernent des situations variées qui toutes empêchent l’exercice de l’activité professionnelle pendant de longs mois, voire années. Ainsi le syndrome d’épuisement professionnel – ou burnout – et les états dépressifs sévères sont généralement provoqués par une usure émotionnelle liée aux conditions de travail : classes surchargées, perte de sens, sentiment d’isolement institutionnel, incivilité récurrentes… Le sentiment d’isolement face aux difficultés pédagogiques ou disciplinaires, combiné au devoir d’exemplarité, favorise l’installation insidieuse d’un état de stress chronique.

Cette tension permanente découle également de la porosité grandissante entre vie professionnelle et vie personnelle : la préparation des cours, la correction des copies, le suivi administratif et les échanges constants avec les familles empiètent largement sur les temps de repos. Sans même parler des situations de crise, comme des conflits avec des élèves et/ou parents ou avec la hiérarchie, qui mènent parfois à un stress post-traumatique, voire à des troubles anxieux généralisés. Il est estimé que ces risques psychosociaux sont la cause de près de la moitié des arrêts maladie de longue durée chez les enseignants. Se protéger avec la prévoyance, au moins sur le plan matériel, évite de surajouter de l’angoisse à l’anxiété.

Les pathologies physiques : maladies musculosquelettiques et pathologies articulaires

Il est bien évident qu’en termes de pathologies physiques, les enseignants n’échappent pas, comme l’ensemble de la population, aux risques d’affections oncologiques. C’est d’ailleurs la 2e cause des congés de longue durée (jusqu’à 5 ans dont 3 ans à plein traitement pour les titulaires de la fonction publiques) dans l’Éducation nationale, avec une prédominance statistique des cancers du sein et gynécologiques due à la forte féminisation du corps enseignant, en particulier dans le premier degré.

Cela dit, il existe également des risques spécifiques, au premier rang desquels les maladies musculosquelettiques et ostéoarticulaires invalidantes. Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont provoqués par une station debout prolongée devant le tableau ou, à l’inverse, par de longues heures de travail sédentaire sur écran non ergonomique lors des corrections et de la conception des supports. Les enseignants en maternelle et en primaire subissent quant à eux des sollicitations articulaires intenses liées aux flexions répétées et au port régulier d’enfants ou de mobilier à hauteur réduite. Ces affections ostéoarticulaires lorsqu’elles se répètent peuvent dégénérer en atteintes chroniques sévères nécessitant un Congé de longue maladie (CLM). Hernies discales, discopathies dégénératives et lombalgies invalidantes en sont quelques exemples.

Rappelons ici que le CLM est accordé pour une durée maximale de 3 ans, continue ou discontinue – avec des arrêts successifs qui empiètent sur le droit au plein traitement. Le traitement indiciaires brut n’est alors maintenu que la première année et la rémunération est ensuite limitée à 60%, d’où l’importance de souscrire un contrat de prévoyance pour maintenir son niveau de revenus.

Les affections ORL, les risques sur la voix

La voix est le premier outil de travail des enseignants. Et elle est soumise à rude épreuve ! Parler plusieurs heures par jour dans des ambiances acoustiques souvent dégradées conduit fréquemment au surmenage vocal, à des dysphonies chroniques, voire à des lésions organiques de type nodules ou polypes. Ces pathologies imposant un repos vocal total et parfois une intervention chirurgicale, qui nécessitent également un arrêt de longue durée. Dans les cas les plus graves, les affections ORL sévères comme les dysphonies chroniques ou les paralysies récurrentiels, qui altèrent la mobilité des cordes vocales, nécessitent de longs et lourds traitements. Il s’agit donc d’un risque à ne pas sous-estimer chez les enseignants.

Des risques spécifiques aux chercheurs et universitaires

Dans l’Enseignement supérieur et la Recherche, il existe également des risques particuliers qui exigent de prévoir des situations de santé difficiles. La nature de ces risques est dominée par la compétition académique et l’instabilité du financement sur projet. Les enseignants-chercheurs et chercheurs font face au syndrome du « publier ou périr », devant concilier des charges d’enseignement lourdes, des tâches d’administration universitaire chronophages et une activité scientifique de pointe. Cette hyper-sollicitation crée un stress de performance permanent, aux conséquences parfois lourdes pour la santé : burnout, troubles anxieux, épisodes dépressifs, déclin cognitif pour les effets psychologiques et cognitifs ; troubles du sommeil, troubles digestifs et métaboliques, affections cardiovasculaires pour les manifestations physiques et somatiques.

De plus, la multiplication des contrats post-doctoraux et la dépendance aux financements temporaires créent une instabilité statutaire qui fragilise la couverture prévoyance de base de la fonction publique en cas d’interruption accidentelle ou d’invalidité précoce.

Enseignants et chercheurs, vous avez la possibilité de neutraliser ces risques et de protéger durablement votre niveau de vie, en souscrivant une offre de prévoyance de la MAGE. Les contrats Prévie et Prévie+ vous garantissent notamment un maintien de salaire et une rente d’invalidité.