Comment gérer le stress de la rentrée
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Comment gérer le stress de la rentrée ?

Le stress de la rentrée : quasiment tous les enseignants le connaissent, au-delà de l’appréhension de la découverte des nouveaux élèves. Chez les chercheurs et les professionnels de la culture les facteurs de stress sont également bien identifiés. Mais au-delà de la petite angoisse tout à fait légitime, comment  gérer le stress , et surtout comment faire en sorte qu’il ne s’installe pas durablement ?

Des situations stressantes dans le travail quotidien

Pour les enseignants, les chercheurs, les personnels du secteur de la culture, les  situations de stress  et la pression du quotidien peuvent se répercuter sur la santé physique et mentale. Dans l’Éducation nationale, la responsabilité d’enfants et d’adolescents nécessite par nature une attention de tous les instants, en particulier pour les plus petits. Elle mobilise les  professeurs des écoles  bien sûr, mais aussi les personnels d’accompagnement, dont les ATSEM en maternelle.

Chez les plus grands, en particulier  au collège , les professeurs doivent parfois faire face à des classes difficiles, bruyantes et indisciplinées, susceptibles de, littéralement, leur « taper sur les nerfs ». Outre la  relation à l’élève , et à ses parents, les situations de stress sont bien identifiées dans le corps enseignant, à tel point qu’elles constituent un véritable  risque psychosocial . Et elles ne concernent pas seulement un contexte de plus en plus délicat. La difficulté, parfois, de séparer clairement la vie professionnelle et la vie personnelle, avec des préparations de cours et des corrections qui se font à la maison, la  charge administrative  croissante, la pression des évaluations de plus en plus fréquentes comme l’attente de résultats, sont de nature à créer du stress. Il est très difficile d’échapper à la somme des injonctions qui pèsent sur les enseignants, et souvent au manque de reconnaissance, mais des solutions de  gestion du stress  existent, qu’elles soient collectives ou individuelles.

Recherche et culture : la prévoyance pour une année plus sereine

Mutuelle de l’Éducation nationale, MAGE est également spécialisée dans la protection de la  santé des chercheurs  et des personnels de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ainsi que du ministère de la Culture. Les  offres de prévoyance , qui ne sont pas proposées par leurs ministères de tutelle, sont conçues pour les métiers de ces secteurs. Chacun peut souscrire à Prévie ou Prévie plus, même sans être adhérent de la MAGE. Une prévoyance dont les garanties sont adaptées à son activité professionnelle permet de démarrer l’année de manière plus sereine ! En cas de coup dur, vous êtes couvert.

Les chercheurs, en effet, n’échappent pas au  stress de la rentrée , et au stress du quotidien. À l’incertitude professionnelle pour les doctorants, postdoctorants ou chercheurs en contrat court, s’ajoutent souvent la  recherche de financements , les journées de travail interminables entre la gestion de la recherche, de l’enseignement, des questions administratives, la difficulté à concilier vie privée et exigences de la recherche… Dans un  environnement académique  souvent très compétitif, la « productivité » scientifique et la fréquence des publications maintiennent une visibilité, mais elles sont aussi synonymes de délais souvent trop courts. De l’organisation d’événements plein de « pépins » inattendus aux  contraintes budgétaires  de plus en plus lourdes, et bien sûr au souci de l’accueil d’une nouvelle pièce de théâtre, d’un film, d’un opéra, de la fréquentation d’une exposition, etc., les  professionnels de la culture  ont eux aussi de multiples raisons de s’inquiéter, voire de s’angoisser.

Le stress négatif, agir dès les premiers signaux

Comme le comédien monte sur scène avec la boule au ventre, le stress est une  réponse de l’organisme  qui peut être positive, et même stimulante. La courbe de Yerkes-Dodson montre ainsi que les performances augmentent jusqu’à un certain niveau de stress. Il devient toutefois indispensable d’apprendre à gérer son stress lorsqu’il pèse trop lourd, que l’exposition est permanente dans  vie professionnelle , de professeur, de chercheur, etc., lorsque les conséquences deviennent chroniques.

Elles peuvent être psychologiques (perte de motivation, sentiment d’inutilité…), physiques (insomnies, fatigue chronique, troubles digestives…), cognitives (baisse de la concentration, de la créativité, procrastination…). Il est donc essentiel de repérer les premiers signaux du passage du « stress positif » au « stress négatif ». Le risque est en effet de développer des  pathologies lourdes , comme l’anxiété généralisée, la dépression, l’épuisement professionnel.

Avant d’en arriver à ce stade, la  gestion du stress  allie des stratégies individuelles à des stratégies collectives, par exemple le soutien social de ses collègues. Pour les premières, les solutions agissent à la fois sur le corps – elles passent par une alimentation saine, de l’exercice physique, l’apprentissage de  techniques de relaxation  -, sur l’esprit et sur l’organisation quotidienne. La gestion du temps, la planification des tâches avec des objectifs plus petits, mais atteignables, sont aujourd’hui accessibles via de nombreux outils, y compris des applications. Les stratégies collectives dépendent de l’ environnement de travail . Si l’équipe n’est pas soutenante, il existe par exemple des lignes d’écoute pour les enseignants mises en place dans les académies.

Ne pas s’isoler et ne pas minimiser est une ligne de conduite à adopter. Les premiers signaux d’une dégradation de sa  santé mentale  ou physique, un incident que l’on considère comme isolé, ne doivent pas être pris à la légère. Pour ne citer qu’un exemple, malheureusement de plus en plus fréquent, l’agression verbale d’un professeur par un élève ou un parent peut laisser davantage de traces qu’on ne l’imagine. Même si cela ne se produit qu’une fois, il n’est jamais inutile de trouver un  soutien psychologique  chez un professionnel.

Tant que la pression et le stress restent gérables et ne dégradent la qualité de vie, les techniques accessibles à tous sont une bonne solution. Nous en avions détaillé certaines dans un précédent article. Au-delà, l’intervention précoce d’un  professionnel de santé  (médecin du travail, médecin traitant, psychiatre, psychologue…) reste le meilleur moyen de ne pas aggraver la situation. La MAGE vous accompagne, à travers ses offres en santé et en prévoyance.